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Avril 2020 Des nouvelles du jardin-forêt

vendredi 3 avril 2020

La période bousculée que nous vivons toutes et tous, n’a pas permis de se retrouver le 29 mars pour travailler la suite de la conception du jardin forêt. Ni d’ailleurs le dimanche 22 mars pour un atelier greffe délocalisé chez Damien et Anne-Laure et animé par Jean-Loup Bonnemoy
Il s’agissait de greffer des arbres sauvages (pommier, aubépine, prunellier, merisier).
Dès que nous pourrons nous retrouver ateliers et rencontres autour du jardin forêt reprendront leur place tout naturellement dans nos emplois du temps.
Mais pour l’heure, Gérard et moi sommes les seuls gardiens de cette parcelle dédiée à notre future forêt à croquer. Je vais donc vous en donner quelques nouvelles fraîches.

Les arbres que nous avons plantés ensemble ont quasiment tous repris et de petites feuilles d’un magnifique vert clair commencent à se montrer. C’est charmant et émouvant. Bon pas d’inquiétude, cela me fait ça chaque printemps, ces poussées d’émotions nature ! Par contre les noyaux de pêche plantés entre chaque arbres de la haie qui fait face au voisin, ne montrent à ce jour rien de tout cela. Patience. Toujours dans cette bande de terre, grelinée à la fin de l’hiver, nous avons semé des lupins blancs aux graines comestibles (farine qui remplace le blanc d’oeuf dans les patisseries). Plantes de la famille des fabacées (légumineuses), elles apporteront de l’azote au sol, qui favorisera la pousse des arbres.
Côté bouleaux, tout se porte bien, sauf peut-être les vraiment petits petits, mais laissons leur encore du temps, ils reviennent peut-être de loin.
Dans la petite partie à droite de la grande allée qui traverse la parcelle vers chez le voisin, dans ce petit triangle, nous avons planté toute notre future production d’ail, oignon et échalotte. Tout est sorti, donnant à ce coin un joli aspect vert tendre.
Là où nous avions bâché, à gauche de cette même allée, sur environ 1/3 de la parcelle, Gérard vient de passer le motoculteur en vue de la plantation imminente des pommes de terre pour le petit collectif des 6 personnes intéressées. On attend la floraison des lilas pour les mettre en terre. Ce devait être une action collective, mais, confinement oblige, nos deux quasi citadins ne pourront aider. Nous les planterons à effectif réduit !
Pourquoi des pommes de terre ? Pour que le sol soit bien travaillé, pour les plantations d’automne et pour satisfaire la gourmandise et un peu d’autonomie à quelques-uns.
Dans le reste de la parcelle, nous envisageons un engrais vert ou un mélange d’engrais verts afin de limiter la repousse de l’herbe, qui ne fait pas bon ménage avec les arbres petits. Et pour enrichir le sol en azote.
Gérard envisage de passer le motoculteur sur toutes les allées que nous avons marquées. Elles seront ainsi plus praticables et on pourra donc valider leurs parcours, ou non.
Info de dernière minute.
A l’aide de 4 énormes bambous, nous avons créé une espèce de teepee, que j’habille avec des ficelles sur lesquelles j’ai cousu des fanions de tissus divers et variés (tous de récup’ naturellement). Cela flotte joyeusement au vent (qui ne nous laisse aucun repos depuis plusieures semaines). Cette œuvre a plusieurs objectifs. Animer l’espace en hauteur et marquer l’entrée dans la forêt (enfin la future). Pour moi ça fonctionne bien. Vous me direz plus tard. De toutes les façons, on pourra éventuellemnt le changer de place.

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